Rénover un bâtiment permet de prolonger le cycle de vie de celui-ci tout en améliorant ses performances énergétiques. Un bâtiment réutilisé,  c’est offrir une seconde vie à une structure existante et par conséquent réduire encore un peu son impact sur l’environnement.

Des études ont également été menées dans un souci de flexibilité du bâtiment. Cela signifie qu’au cours de sa vie, celui-ci pourra être occupé par diverses fonctions, aujourd’hui notre résidence, demain d’autres occupations. L’adaptation ultérieure du bâtiment à d’autres fonctions est facilitée par l’usage de cloisons légères et par la réalisation dans les nouvelles ailes d’une structure adaptée à plusieurs fonctions. Le nombre et la section des gaines techniques est également prévu tel qu’une modification reste possible au cours du cycle de vie du bâtiment.

Rénover un bâtiment permet tout simplement de réduire les déchets liés à la démolition du bâtiment existant. Mais construire moins c’est aussi réduire les déchets liés à la construction, réduire l’énergie dépensée à recycler ces déchets, réduire la quantité de matériaux destinée aux nouvelles constructions et réduire les dépenses d’énergie et les pollutions liées à la production de ses matériaux.

En conservant la majeure partie des bâtiments existants et en limitant les travaux nécessaires à des interventions de second œuvre, l’investissement en énergie primaire et les déchets générés par les travaux de rénovation sont réduits au minimum. Les déchets de chantier et le produit des démolitions seront triés et envoyés vers des stations de recyclage pour les matériaux recyclables.

L’orientation des nouvelles façades et l’implantation des nouvelles ailes sur le site permettent des gains solaires importants et laissent l’accès libre des rayons du soleil sur les ailes existantes. Les gains solaires l’hiver et la fraîcheur l’été sont emmagasinés par l’inertie de la structure massive des bâtiments ; il n’y a pas d’ajout de faux-plafonds dans les espaces de vie. L’inertie sert donc en période de chaleur pour un meilleur confort qu’en hiver pour réduire les besoins de chauffage. D’autre part les fenêtres orientées Sud seront dotées de pare-soleil qui permettront de réguler l’effet de surchauffe pour les habitants.

Le choix des matériaux sera fait en fonction du meilleur équilibre environnemental entre le coût à d’investissement et le coût d’entretien. Une préférence sera donnée aux matériaux produits à proximité (pierre, briques, carrelages d’origine belge par exemple) et aux matériaux recyclés, recyclables et naturels (linoléum au sol, peintures écologiques, plâtre naturel, bois,...).

Les eaux de pluies seront collectées et devraient être réutilisées pour l’alimentation des toilettes, l’arrosage du jardin, le nettoyage, etc. Le composte collectif du quartier sera maintenu et même amélioré.

Les toitures neuves et existantes seront pourvues d’une couche de plantation. Ces toitures vertes participent au rafraîchissement du bâtiment l’été, à l’isolation en hiver, au captage des particules fines en suspensions dans l’air, au soulagement des égouts en cas de fortes averses, et bien sur à la biodiversité bruxelloise.

La forte compacité des extensions permettra de réduire la mise en oeuvre de nouveaux matériaux de construction mais également de minimiser les frais d’entretien et diminuer au minimum les surfaces de déperdition de chaleur. L’isolation performante de l’enveloppe du bâtiment permettra en outre une réduction significative des besoins en chauffage. Aux étages les fonctions plus techniques seront implantées prioritairement au centre du bâtiment et au Nord. Les espaces de vie seront quant à eux situés face au soleil. Les séjours avec leurs grandes fenêtres seront orientés au Sud et avec la vue vers le jardin.

L’aménagement des abords vise à conserver le maximum de surfaces perméables existantes, les haies mixtes et arbres conservés ou plantés garantiront une biodiversité et créeront un véritable biotope urbain. La préservation du parc et l’ensoleillement des bâtiments a été un objectif majeur dans le choix d’implantation des extensions. Des zones de détente et de repos à l’extérieur, telles que terrasses, parcours thérapeutique et la plaine de jeu pour enfants garantiront également une vie sociale à la résidence des échanges intergénérationnels.

L’amélioration des performances des bâtiments permet de réduire considérablement les besoins liées à l’exploitation. Par exemple, la récupération des eaux de pluies c’est moins d’eau rejetée dans les égouts et donc moins de besoin en traitement des eaux usées mais également moins de frais pour la résidence. Une meilleure isolation du bâtiment c’est moins de consommation de chauffage et donc moins de rejet de CO2 dans l’atmosphère.

Mais la mise en place de techniques spécifiques modernes et performantes permettra également de réduire les coûts et d’améliorer les qualités environnementales du bâtiment. Ainsi, nous prévoyons l’installation d’une unité de cogénération, d’appareils d’éclairage basse consommation, d’ascenseurs à récupération d’énergie, de vannes thermostatiques, d’un système de ventilation double-flux,...

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